À propos de l'artiste

 

Biographie

 

Muséologue, artiste et professeure d’arts visuels et travailleuse sociale, Nora Golic est née à Rosario, Argentine, en 1960. Elle vit et travaille au Québec depuis août 2003.    

    

Elle a fait des études en peinture, sculpture, gravure et en histoire de l’art à l’École d’art visuel de Beer Sheva, ainsi qu’à l’École de Beaux-arts de Buenos Aires. Elle s’est spécialisée dans l’art du verre en participant à des ateliers de maîtres du verre, notamment avec Mabel Waisman et Claudia Schnaider, des artistes reconnues au niveau international.

 

Depuis 2005, elle enseigne la mosaïque, le vitrail et la fusion, dans deux centres communautaires à Montréal. En alliant le travail social et l’art, ses deux champs d’expertise, elle a mis en place un réseau d’entraide avec ses étudiants afin qu’ils développent leur créativité et leur relation avec leurs pairs.

 

Aujourd’hui, Nora Golic continue de travailler avec les techniques classiques de vitrail et de mosaïque, tout en explorant et en innovant avec le mariage de différents matériaux tel que le verre, les métaux, le plastique et des éléments recyclés.

 

 

Démarche artistique

 

Dès mes premiers projets à l'école des Beaux-arts à Buenos Aires, je défiais l’utilisation de matériaux traditionnels et expérimentais plutôt avec des matériaux non conventionnels, en particulier des matériaux recyclés. J’ai été inspirée par Antonio Berni (1905–1981), un artiste argentin, qui exécutait de gigantesques collages et assemblages faits de restants de pièces industrielles, traitant des questions sociales de l’époque de la Grande Dépression.

 

J’aime travailler avec des rebuts, des objets qui font partie de notre quotidien dans la phase terminale de leur vie utile et venant de mes fournisseurs qui sont les citoyens métropolitains, grands consommateurs de toutes sortes de marchandises. Ces éléments usagés, ont une âme, une histoire à raconter, à faire découvrir. Ils m’inspirent. Je leur donne une deuxième vie permettant de les faire revivre, de communiquer et donc de partager une expérience, une idée en relation avec l'œuvre que je crée. Dans ces rebuts, je ne vois pas seulement l’objet, mais plutôt son potentiel artistique qui sera la base de ma future création, en remarquant ses qualités et particularités : sa flexibilité, sa transparence, sa forme, etc.

 

Je me sers du collage comme technique de création, utilise peu d’outils et travaille avec mes mains en contact direct avec la matière car je veux que celle-ci représente une extension de moi. J’aime manipuler différents types de matériaux, variés en texture et en volume pour créer des pièces uniques qui reflètent mes sentiments, mes pensées et mes réflexions.

Dans mon travail, j’ai besoin de réveiller les sens et d’occuper l’espace dans ses trois dimensions. En effet, je choisis l’installation comme mode d’exposition, car chacun de mes projets est composé de plusieurs œuvres, avec une thématique qui les relie ou un fil conducteur qui les unit.

 

Mon défi, sans cesse renouvelé: travailler avec une communauté multiculturelle, apprendre d’elle pour ainsi provoquer la réflexion et initier l'échange d'une façon accessible, simple. L’utilisation des matériaux recyclés et familiers à tous permettra aux participants et aux observateurs de s'identifier, de trouver des repères et puis de réagir!

 

Mes plus récentes réussites : avoir accompli plusieurs projets artistiques avec la communauté multiculturelle à Montréal. Il s’agit, notamment, de La Guirlande du 375e anniversaire de Montréal (2016-2017) et d’Histoire et Mémoire des gens de mon quartier (2015-2016). Dans ces deux projets, j’ai eu le plaisir de co-réaliser des œuvres et des évènements artistiques remarquables pour et avec les gens de Pointe-Saint-Charles.

 

Qui reste-t-il de ces œuvres éphémères? Rien de plus que l’expérience et la joie de travailler côte à côte avec l’autrui dans un objectif commun.