Projets Collectifs

Interhumanlab 

La collaboration entre Nora et Isabella est née à partir des réflexions sur la possibilité de reconstruire une société différente en tant que "communauté des communautés"  

Ces deux artistes, d’origine latino-américaine, se sont rencontrées dans le cadre du programme d’accompagnement en arts numériques INTER@MÉRIQUES (2019) propulsé par le centre d’artistes TOPO et LatinArte. Dans ce laboratoire artistique, Nora (en tant qu’artiste participante) et Isabella (comme tutrice) ont discuté et partagé leur compréhension de l’art comme moyen d’expression et leur passion pour la découverte des nouvelles dimensions numériques.   

Ensuite, pour aborder des enjeux plus spécifiques liés aux projets numériques, elles se sont lancées à la création d’un collectif vers la réalisation des projets collaboratifs. Nora apporte sa collection, en évolution permanente, de portraits-photo d’expressions émotionnelles, et Isabella son expertise en Intelligence artificielle appliquée à de projets artistiques.  

Plus tard, ce collectif s’est élargi avec l’incorporation de l’artiste-photographe Anabel Burin. Ensemble, ces trois artistes ont conçu le projet Miroir émotionnel lequel a été récipiendaire d’une bourse du Conseil des arts de Montréal, dans le cadre du programme « Quand l’art prend l’air » 2021. 

Interhumanlab explore et propose une interaction dynamique entre les images (ses textures, ses rythmes), le vocabulaire émotionnel et le potentiel artistique offert par les nouveaux médias. Une recherche esthétique qui par ailleurs, ne cesse de véhiculer un discours créatif et réflexif.  

Anabel Burin/Isabella Salas/Nora Golic

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Nos foyers, Exposition photographique

Nora et Anabel : Mère et fille, 2 artistes, 2 générations 2 regards croisés sur les foyers en temps de pandémie. La vulnérabilité, le courage la résilience et l’introspection vus à travers la caméra.

Comment la pandémie impacte nos vies? Avons-nous la capacité à traverser l’adversité et surmonter les difficultés ? À quoi ressemblent-ils nous foyers d’aujourd’hui?

La situation que nous vivons actuellement apporte des inquiétudes sur le présent et l’avenir. Nos modes de vie ordinaires ont été bouleversés. L’isolement, le stress financier et les préoccupations que nous confrontons, comme individus et comme société, nous fragilisent.

Dans cette exposition nous voulons souligner l’état d’esprit des familles et des individus qui ont su, ou qui essaient, malgré les circonstances de déclencher un processus de résilience.

Chez soi : introspection

C’est une série de portraits intimistes pris entre 2020/2021, pendant la pandémie.

Dans ce projet photographique, je m’intéresse particulièrement à ce que le visage peut transmettre. Des expressions de solitude, de réflexion, et de joie propres à une année sui generis, marquée par l’introspection, en temps de pandémie.

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MAADI  

Musée vivantet itinérant, le MAADI est une action performative de l’artiste Stanley Février qui a pour mission d’approfondir la tâche historique de reconnaissance des pratiques artistiques interculturelles de l’art contemporain québécois et canadien incluant la composition plurielle de sa société. L’exposition co-commissariée par Filippa Esteve vise à présenter des œuvres acquises par la collection du MAADI:vidéos, peintures, sculptures, installations et œuvres sonores. Dans cette activation de l’œuvre, onpourra voir des œuvres de My-Van Dam, Esther Calixte-Béa, Clovis-Alexandre Devarieux,Florence Yee,Claudia Bernal,rudyaker, Rad Hourani, AzizaNassih, Nora Isabel Golic.

La timidité des cimes : triptyques émotionnels

 

La timidité des cimes, est une œuvre participative où les spectateurs sont invités à réagir, en cherchant les différents points de lecture visuelle possibles d’un portrait. La perception de l’œuvre change selon le mouvement corporel, la perspective, la luminosité de la salle et le désir (consciente ou inconsciente) du spectateur. De cette manière l’œuvre reflètera un ou plusieurs visages fondus, camouflés. La superposition de traces risque de reconfigurer l’image individuelle pour construire un nouveau portrait de soi plus complexe. 

Deux axes parallèles et complémentaires caractérisent cette proposition plastique : l’un, à caractère social, en réflexion par rapport à la diversité culturelle, alors que l’autre, met l’accent sur le sensorielle, l’esthétique, le changement. Certes, c’est une reprise des expériences initiés par l’art cinétique des années 50 avec un regard actuel. Dans ce projet, je fais appel à l’illusion optique, mais dans un contexte d’actualité/de mixité urbaine. Ce jeu optique, à la manière d’un labyrinthe, tente de transformer les éléments visuels pour nous faire perdre nos références et puis nous orienter à nouveau. 

 

Ces portraits sont part d’une recherche approfondie du gestes humains dans un moment de transition où la perte de communication traditionnelle est évidente. Cette œuvre inédite faite partie d’une collection des portraits numériques en expansion permanente  

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Stéréotypia

Est une invitation à la déconstruction de la notion de « stéréotype ». L’exposition questionne les idées préconçues au sein desquels l’altérité est déterminée par un eegard dominant qui incarne l’asymétrie du pouvoir. Plus précisément, nous abordons la question des stéréotypes ethnoculturels.  

À partir d’un ensemble d’œuvres et de médiums, tels que l’installation multimédia et la photographie, nous adoptons un point de vue diversifié afin de mettre en évidence les mécanismes complexes qui engendrent l'exclusion dans le tissu social.  

Nous voulons susciter des regards critiques vis-à-vis du phénomène de « distorsion culturelle » dans une perspective stimulante et/ou perturbatrice grâce à une éthique du dialogue. Nous envisageons la possibilité des échanges interculturels basés sur l’inclusion des différences, sur un engagement partagé entre la société d’accueil et les artistes venus d’ailleurs. 

 

En résumé, Stéréotypia propose de réfléchir aux tensions relatives aux relations interculturelles, et au rôle de l’art comme outil d’inclusion sociale. 

Nora Golic / Mariza Rosales Argonza 

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La valse des valises: 2 pieds carrés  

Arrivés au pays d’accueil, les immigrants sont soumis à de nouvelles épreuves, expériences et défis.  

Commet arrivent-ils? De quels bagages sont-ils accompagnés? Quels ponts tissons-nous avec ces personnes? Prenons-nous le temps de déchiffrer ces individus comme un tout, avec leur culture et leurs expériences à la fois semblables et différentes des nôtres. Autant de questions centrales apparaissant comme les moteurs de ma création, qui cherchent à donner corps et rendre visible tout cet intangible qui nous lie.  

Cette œuvre s’inscrit dans une démarche d’exploration de concepts et de la matière en continu. Je me sers du collage comme technique de création. J’aime manipuler différents types de matériaux, variés en textures, en volumes et en transparence, pour créer des pièces uniques qui reflètent des sentiments, des réflexions variées.  

Par le biais de, 2 pieds carrés, j’aimerais rendre hommage à l’ensemble des résidentEs de Montréal Nord. Je propose un véritable dialogue multiculturel entre la population traditionnelle et les nouveaux résidents issus des récentes vagues migratoires, qui constituent le nouveau portrait du quartier. 

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